PIERRE-YVES GIANINI OU LE REFLET COSMIQUE Ce souffle inconnu qui inlassablement passe, discret, violent, toujours mystérieux, qui est la marque vivante, pratiquement insaisissable de ce qui compose le macrocosme. Parfois, ces atomes invisibles se rencontrent, formant des molécules ayant chacune sa spécifié, tant pour composer, terres, béton bois, animaux…ou homme, selon leurs assemblages, leurs rencontres. L’Œuvre de PIERRE-YVES GIANINI en est la preuve; de pus elle est l’image de ces remous intérieurs qui passent en nous, confirmant notre vie. Elle est bien le reflet du bouillonnement de l’univers; ses rythmes vont avec sa vitesse presque indiscernable en une harmonie de lignes obliques, concentrée, mais toujours d’ un mouvement extrême, de ce flux qui est lui et qui passe en lui. Ses compositions sont en fait une construction intérieure spatiale, ou selon son inspiration, sa vision, les couleurs qui changent, allant d’un mélange de grenats à la dominante, dans laquelle interfèrent des assonances jaunes ou bleues - ou l’inverse- dans un sens horizontal comme vertical, mais pictural et toujours en diagonale. Bleues, jaunes, grenats, trois couleurs dominent les créations de PIERRE-YVES GIANINI, lesquelles sans ambiguïté sont elles-mêmes de l’imagination atomique qui compose son propre cosmos, car ses compositions restent fluides, presque impalpables et cependant si présentes, si denses. Une œuvre plastique, hors de toutes les autres esthétiques abstraites connues, que la sensation de la mouvance profonde de tout: solides, air, atmosphère, nous-même. Une création originale qui parvient à rendre visible l’invisible. Henry Galy-Carles Critique d’art, écrivain -------------------------------------------------------- (L’art seul permet) l’accomplissement de tout ce que, dans la réalité, la vie refuse à l’homme. Lumineux! Il peint la vibration. Une infinie multitude de traits, de lignes qui se croisent, s’entrecroisent, s’arrêtent, repartent, se cachent, se découvrent, apparaissent, disparaissent, reparaissent, des courtes et des longues, des brèves, des pointillées, des tirets, doublés, triplés, superposées, agglomérées, fluides, ondulées, qui tressautent, sursautent, enjambent, surmontent, fuient, filent, défilent… S’oublient dans l’espace du support, un cosmos, une éternité enserrée dans le format. Léger, une palpitation de couleurs, un tressautement, une exhalation aussi, un soupir d’aube, un gémissement crépusculaire, une trille sur la dévastation. Une nourriture qui ne pue pas la décomposition; un doigt à la grasse connerie qui mouve dans les allées et venues de l’ art institutionnel. Pas abstrait. Pas figuratif. Sans école, sans filiation, à part, tout seul, et loin des lieux communs de la création picturale. T’es là, devant son travail et tu peux pas t’aider en te référant. Nib de références. La vache! Pour les visiteurs de musées en rond, les baroudeurs de nostras et tout ceux qui éprouvent le besoin irrépressible de gloser sur les prétendues qualités de tel ou tel barbouilleur bénézité. Tant mieux pour ceux qui savent la fermer, quand ils n’ont rien à dire, et qui savent regarder ce qui ce qui est « invisible pour les yeux ». Il a son métier de peintre dans la main, l’œil, et sur ce point virtuel de la sensibilité, le cœur. On se frottera pas à l’âme, pas notre trip et on se sentirait voyeur i on tentait d’évoquer la chose. Son atelier lui ressemble. La tronche d’un humain est une sale donneuse qui t’informe, sur ses intérieurs, si qui sont crades ou clean sans que tu lui demandes et à l’insu du gonze qui la porte. Ben, l’atelier de P.Y Gianini joue la tronche et dit beaucoup de bien de son locataire. C’est blanc, plein de lumière et gavé des couleurs de sa peinture. Tu bouges là-dedans dans la vibration des ondes émises par l’œuvre. Et plaf! Et on se fout de super relativiser; quand on aime, on compte pas et le seul principe du Boulet, oser le superlatif sans inhibition ni retenue. Et le système est au point. Robert GAILLOT. -------------------------------------------------------- On nous parle de l’univers d’un peintre, le peintre GIANINI, nous parle de l’univers, il nous transporte au risque de nous abandonner dans un cosmos qu’il scrute, en solitaire, depuis des années. Que sont ces ensembles assemblés, de quelles métamorphoses sont-ils nés? De quelle mathématique de l’univers? Composition, décomposition, cette confrontation avec la lumière omniprésente s’en va voyager au delà de la lumière, donner à voir quelque chose que l’on n’aurait jamais vu. Gianini est entré par effraction dans l’univers des lumières, il les griffe, les strie, les isole. Ces tableaux sans titre viennent bouleverser l’ordre établi du monde et faire écho dans le chaos de notre vie quotidienne, sociale et politique. Aucun document de télévision, images de presse, décrivant le New-York du 11 septembre, ne m’a bouleversé autant que ces deux tableaux où avec des traits minces et nets, des sperpectives à n’en plus finir , il nous entraîne sur les routes de la lumière rouge, son rouge, un sang bien réel qui restera à jamais gravé dans notre mémoire. Gianini devient le compositeur d’une musique céleste dont les tableaux seraient la partition. De la musique hurlante du silence, de l’état d’immobilité à la violence, il nous livre patiemment tableau par tableau les pages de son chant magnétique. Jean MAILLAN. Metteur en scène.
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